Troisième partie

Le stress positif et le stress négatif

Regardons tout d'abord ce que pense Vincent du stress positif et du stress négatif : Première partie

                                                                                                                         Deuxième partie

 

Le stress comme nous l’avons exposé précédemment est une réaction physiologique, psychologique et comportementale de l’individu pour faire face et s’adapter à toute situation. Le stress peut avoir des effets positifs ou négatifs sur la performance.

Panenka de Zidane : Dans cette vidéo, Zinedine Zidane fait un geste sensationnel lors de la finale de la coupe du monde 2006 en réalisant une panenka parfaite.

Faux départ de Usain Bolt : Dans cette autre vidéo, Usain Bolt, gagné par le stress négatif lors de la finale des championnats du monde 2011, réalise un faux départ, ce qui l’élimine de suite. 

Il y a un élément qui va être très intéressant à retenir lorsque l’on désire améliorer ses performances sportives : pour le sportif, la première phase si elle est bien maîtrisée, puisqu’elle contribue à mobiliser toutes les ressources de l’organisme et accroître son attention, va être intéressante à stimuler. On parlera alors de stress positif ou d’eustress. Lorsque le stress positif est à son paroxysme, on va parler d’ « état de grâce ».Il existe plusieurs hypothèses qui expliquent cet « état de grâce » chez un sportif. Nous allons présenter les deux plus courantes, la théorie du U inversé et celle de l’IZOF pour Zone Individualisée de Fonctionnement Optimal. 

La théorie du U inversé est une notion qui explique la zone optimale de performance. La performance se situe à un moment précis d’activation (zone du milieu en bleu), ni trop importante (excitation néfaste), ni trop faible (endormissement). Lorsque qu’on trouve son niveau d’activation, on est alors performant. C’est une loi de Yerkes et Dodson datant de 1906 qui résume le stress améliorant la performance (stress positif) et le stress faisant diminuer la performance (stress négatif). Suivant cette loi (représentée par la courbe), il existe un optimum de niveau d’activation permettant d’obtenir la performance la plus élevée. Plus de stress que cet optimum deviendrait du stress négatif (zone à droite en rose) alors que moins de stress que cet optimum serait quand même un petit peu bénéfique (zone à gauche en vert).

 

sport-yerkes-dodson.gif 

Courbe en « U » inversé

 

Une autre théorie est celle de l’IZOF (Zone Individualisée de Fonctionnement Optimal). Un psychologue russe, Yuri Hanin, en 1989 a développé cette théorie. Celle-ci part du principe que chaque athlète possède une zone d’état optimal qui lui est propre et à l’intérieur de laquelle il réalisera ses meilleures  performances. Cette IZOF varie énormément d’un sujet à l’autre. La zone de fonctionnement optimal est le résultat d’une interaction entre la personne et son environnement. Elle peut se situer dans une zone d’intensité élevée ou faible en fonction des individus et être plus ou moins large afin de s’adapter à un éventail très large de situations. L’une des tâches de l’entraîneur ou du sportif va être d’apprendre à saisir quel est le degré d’anxiété ou de trac qui est de l’ordre de la stimulation positive de celui qui, au contraire, sera de l’ordre du handicap avec à la clé des contre-performances.

 

Illustration de la IZOF

 

Ainsi, lors de l’entraînement, le sportif utilise ce phénomène pour améliorer ses performances. En soumettant son organisme à des contraintes d’activités physiques, soit en quantité, soit en intensité, il va déclencher des facultés d’adaptations et obtenir des changements dans sa morphologie, sa physiologie, sa technicité etc. Si ces contraintes sont trop faibles, il n’y aura pas de modifications sensibles, et si elles sont trop fortes, il peut y avoir épuisement des ressources avec régression de son niveau. D’où l’importance d’un programme d’entraînement bien adapté à la personne et spécifique pour chaque sport. Chaque sportif devrait donc s'efforcer d'identifier sa propre zone optimale en identifiant avec quel niveau de stress il a réalisé les meilleures performances. Il lui faudra ensuite à l'aide de techniques de régulation du stress tenter d'atteindre cette zone optimale avant chaque compétition.

 

On peut donc parler de stress positif (également appelé eustress) qui est un véritable moteur et de stress négatif (également appelé distress), qui correspond aux réactions inadaptées. 

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